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Le jargon de la “saison des bénéfices”

C’est la saison des bénéfices ? Cet article est pour toi !

On est d’accord, on a déjà vu plus palpitant que les rapports trimestriels que les sociétés cotées en bourse sont tenues de publier. Mais ces rapports sont très importants pour tout investisseur qui veut comprendre comment une entreprise atteint ses objectifs – et comment elle réagit aux obstacles potentiels.

Généralement, la plus grande partie de l’attention est portée, non sur les déclarations du PDG, mais sur les chiffres clés de l’entreprise. Si ceux-ci correspondent aux attentes des analystes et des investisseurs, la société sera récompensée par une augmentation du cours de l’action. En revanche, si le rapport déçoit, les investisseurs vendront leurs actions, entraînant la chute du cours.

D’une manière ou d’une autre, ces rapports peuvent faire ou défaire une action.

Des indicateurs récurrents apparaissent dans la grande majorité des rapports, quelle que soit la société ou le secteur. Voici une explication des termes les plus couramment utilisés :

Chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires fait référence à la valeur de tous les produits ou services que l’entreprise a vendus ou livrés. Il est donc égal au montant (hors taxes) de l’ensemble des transactions réalisées par l’entreprise avec des tiers dans le cadre de son activité. Il est considéré comme le premier indicateur de performance des ventes d’une entreprise.

Profit

Le profit est essentiellement le chiffre d’affaires moins les coûts et les dépenses de l’entreprise.

Marge bénéficiaire

La marge est généralement exprimée en pourcentage. Elle nous indique quel pourcentage des ventes une entreprise conserve dans les bénéfices. Voici comment elle est calculée: Bénéfice / Chiffre d’affaires x 100. Une marge bénéficiaire de 10% signifie que l’entreprise gagne 10 centimes pour chaque euro de chiffre d’affaires gagné.

BAII

Le BAII est le Bénéfice Avant Intérêts et Impôts (EBIT en anglais pour Earnings Before Interest and Taxes). C’est un indicateur incontournable de la comptabilité d’une entreprise car il reflète les revenus et les dépenses qu’une entreprise peut contrôler (comme les charges salariales, les cotisations sociales, les achats de matières premières… mais pas les impôts !).

Perspectives

Les perspectives d’une entreprise sont les prévisions de ses performances futures, qui souvent, tiennent compte des conditions économiques ou de l’industrie. Parfois, les perspectives sont positives, ce qui amène les investisseurs à acheter plus d’actions. Mais elles peuvent également être moins optimistes, entraînant souvent les investisseurs à vendre leurs actions ou du moins à les détenir jusqu’à ce qu’il y ait plus de certitudes. C’est la façon dont l’entreprise gère les attentes des actionnaires. Par exemple, s’ils sont sûrs qu’ils n’atteindront pas leur objectif, ils peuvent réviser les perspectives.

Dividende

Un dividende est une partie des bénéfices d’une société, auquel tu as droit si tu possèdes une partie de ses actions (même une seule !). C’est comme un bonus pour les actionnaires. Plus tu as d’actions, plus tu recevras de dividendes. Par exemple, si tu as 100 actions dans une société et qu’elle distribue un dividende de 0,5 euros par action, tu rapportes à la maison 50 euros de bénéfice de la société.

Rachat d’actions

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles une entreprise voudrait acheter ses propres actions, soit sur le marché, soit directement auprès des actionnaires. Cela peut être considéré comme un signe que les actions de la société sont sous-évaluées ou qu’il s’agit d’un effort pour récompenser les actionnaires. Un rachat entraîne une diminution du nombre d’actions en circulation. Donc, si une entreprise verse des dividendes, les bénéfices sont payés sur moins d’actions, ce qui signifie que le dividende par action devient plus élevé.

Le cash-flow

Le cash-flow, ou la “liquidité” de l’entreprise est le montant total d’argent qui entre et sort d’une entreprise. Si elle dépense plus d’argent, c’est évidemment un problème. Mais parfois, les jeunes entreprises ont un cash-flow négatif et les actionnaires ne s’en soucient pas tellement, tant que la croissance de l’entreprise est rapide. Il est un indicateur clé lorsqu’une entreprise cherche un financement.

Ventes à magasins comparables

Les ventes à magasins comparables, ou “Like-for-like sales” en anglais est un terme souvent utilisé par les entreprises ayant des points de vente – comme Starbucks, Zara ou McDonald. C’est parce que le nombre de points de vente varie chaque trimestre. Imagine que Zara ait ouvert 100 nouveaux magasins au cours du dernier trimestre, il est logique que son chiffre d’affaires total augmente également. Mais les ventes à magasins comparables donnent aux investisseurs une image plus précise du pourcentage des ventes créé dans les magasins existants et celui créé par les ouvertures de nouveaux magasins.

Voilà, tu maîtrises maintenant le jargon de la saison des bénéfices. Maintenant, si tu veux plus d’outils pour bien choisir tes actions, nous te conseillons cet article !

 

Tous les points de vue, opinions et analyses présentés dans cet article ne doivent pas être considérés comme des conseils d’investissement personnels et les investisseurs particuliers doivent prendre leurs propres décisions ou demander un avis indépendant. Cet article n’a pas été préparé conformément aux exigences légales visant à promouvoir le caractère indépendant de la recherche en investissements et est considéré comme une communication marketing.

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