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IPO – Quand les sociétés se lancent en bourse !

Commençons par le commencement : IPO est l’abréviation du terme anglo-saxon Initial Public Offering. Autrement dit, c’est le passage dans la cour des (très) grands pour une entreprise : la fameuse introduction en bourse. Pour la toute première fois, le titre de l’entreprise est rendu public et disponible à l’achat. On dit alors que la société « devient publique », ce qui représente une étape très importante dans son cycle de vie. Mais tu es en droit de te demander…


Comment une société détermine-t-elle le moment d’intégrer la bourse ? 

Ces jours-ci, on entend parler non-stop des start-ups qui auraient le potentiel d’un Uber ou d’un Facebook de…< choisis ton service > (avec un bonus si elles ont été conçues dans un garage ou dans une chambre étudiante). 

D’un point de vue technique, toutes les entreprises commencent leur vie comme des start-ups. À « chaque minute, naît un pigeon » nous disait un vieil entrepreneur… Et à chaque minute ou presque, une entreprise est créée. En revanche, seule une infime partie d’entre elles parviendra jusqu’au stade ultime de l’introduction en bourse ! Revenons à nos moutons : une fois que l’entreprise commence son business, les entrepreneurs cherchent à lever des fonds parce qu’ils ont besoin de plus d’argent pour rendre leur terreau financier fécond. Ils peuvent obtenir des financements grâce à différents biais : auprès des investisseurs, par prêt bancaire etc. Le passage à la vitesse supérieure, que ce soit la conception de nouveaux produits ou l’entrée sur de nouveaux marchés, nécessite beaucoup d’argent… Si tout roule à la perfection et que le business de la société explose, c’est un bon signe pour faire son IPO. 

 

Mais pourquoi faire une introduction en bourse si l’entreprise réalise déjà des bénéfices ou est déjà financée ? 

Eh bien l’argent des investisseurs initiaux peut être mis dans de nouveaux investissements (ou dans une nouvelle Porsche). Aussi, trader en bourse signifie que la société peut lever des fonds plus rapidement et plus facilement. En 2012, le jour de l’introduction en bourse de Facebook, 460 millions de titres ont été tradés, rapportant un total de 16 milliards de dollars à la société. Imagine le nombre d’investisseurs que Zuckerberg aurait dû soudoyer pour lever autant de capitaux… C’est également moins risqué car la société ne repose pas uniquement sur une poignée d’actionnaires ou d’investisseurs. Et si l’un d’eux fait faillite, on fait quoi ?!

Les actions d’une société peuvent être utilisées comme de la monnaie puisque tout ce qui s’achète et se vend a de la valeur. Par exemple, une société peut utiliser cette « monnaie » pour négocier des accords avec les entreprises qu’elle tente d’acquérir. 

Enfin, une société gagne en légitimité lorsqu’elle est cotée en bourse. « Too legit to quit », nous chantait MC Hammer dans les années 90. Après tout, les sociétés publiques n’ont aucun placard pour planquer leurs squelettes puisqu’elles sont obligées de divulguer leurs comptes (mais il y en aura toujours pour trafiquer les chiffres bien sûr…) Du coup, assurer le financement peut devenir moins cher et plus simple. Les sociétés peuvent même réduire leurs taux d’intérêt sur les prêts bancaires, par exemple. 

 

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